Un jour, perdue sur un chemin,
Tu me trouvas et me tendis une main,
Guidant vers l'horizon lointain,
Mes pas, même ceux des plus incertains.
Dans mon c½ur, tu y fais brûler
Une petite flamme d'éternité,
Et c'est face aux cerisiers
Que tu me donnas un premier baiser.
Dans le silence de mes nuits,
J'aperçois ton visage qui me sourit,
Et tu murmures dans un soupir
Combien tu m'aimes avant de dormir.
L'insouciance de notre amour
Nous fait marcher, heureux, vers de beaux jours,
Libres et nous fichant de tout,
Profitant de la vie comme des fous.
Mais éphémère fut ce bonheur,
Car un soir, je m'effondrai dans les fleurs,
Pâle et tremblante : sonnait l'heure ;
L'heure pour tes yeux de trembler de peur.
Et dans le silence de mes nuits,
Tu me contemples de tes yeux tristes,
Et j'aurais tant voulu te dire
Combien je t'aime avant de mourir.
Ta main dans la mienne, impuissante,
Face aux longues secondes angoissantes,
Essaie de sauver mon essence,
Désespérée, de cette fatale errance.
Mais malgré toutes tes caresses,
Tu auras beau me crier ta tendresse,
Nous ne serons plus que faiblesse
Face à cette incompréhensible détresse.
Et dans le silence de mes nuits,
J'aperçois ton visage qui me sourit,
Et j'aurais tant voulu te dire
Combien je t'aime avant de mourir.
Tombe à présent le voile noir
Qui achève ainsi notre histoire ;
Mais que resterait-il de moi
Si je ne vivais encore en toi ?
Petit trésor en larme soit sage,
Et de nos amours farouches et sauvages,
N'en garde qu'à l'esprit l'image
De celle que la maladie a mise en cage.
Dans le silence de mes nuits,
Tu me contemples de tes yeux tristes,
Et tu murmures dans un soupir
Combien tu m'aimes avant de partir ...
Photo : "Romantic Dreamer".
Photo & text by Gayä.
{Pour ces six mois passés avec toi ... Tu me manques tant ; je t'aime ...}